Le survodutide (BI 456906) est un peptide synthétique expérimental développé par Boehringer Ingelheim en collaboration avec Zealand Pharma. C'est un agoniste double ciblant à la fois les récepteurs du glucagon (GCGR) et les récepteurs du peptide-1 de type glucagon (GLP-1R). Contrairement aux agonistes GLP-1 simples, le survodutide, grâce à son mécanisme d'action double unique, active les voies de signalisation du GLP-1 pour diminuer l'appétit, ralentir la vidange gastrique et augmenter la sécrétion d'insuline, tout en stimulant simultanément les récepteurs du glucagon. Ceci accroît la dépense énergétique, favorise l'oxydation des graisses et améliore le métabolisme hépatique des lipides, entraînant une réduction significative du poids corporel et des améliorations ciblées de la santé métabolique et hépatique. Les essais cliniques de phase 2 ont démontré une efficacité impressionnante, dose-dépendante : chez les adultes en surpoids ou obèses, le survodutide a permis une perte de poids moyenne allant jusqu'à environ 19 % sur 46 semaines (de nombreux participants atteignant une réduction ≥ 20 %), ainsi qu'une réduction du tour de taille et de la stéatose hépatique, et une amélioration des marqueurs cardiométaboliques tels que les triglycérides et la pression artérielle. Chez les patients atteints de stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH) et de fibrose, le survodutide a significativement amélioré la résolution de la MASH sans aggraver la fibrose (supérieur au placebo dans les études de phase 2), réduit la stéatose hépatique et amélioré l'histologie hépatique globale, ce qui le positionne comme un traitement potentiellement novateur pour cette affection de plus en plus fréquente. Le médicament est administré par injection sous-cutanée hebdomadaire à l'aide d'un stylo prérempli, avec une augmentation progressive de la dose afin de minimiser les effets indésirables gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements, diarrhée, constipation ou inconfort abdominal (fréquents mais souvent transitoires et dose-dépendants). Parmi les autres bénéfices observés, on note la préservation potentielle de la masse maigre lors d'une perte de poids et des effets favorables sur la sensibilité à l'insuline. En 2026, le survodutide était encore en phase d'investigation et n'était pas approuvé par la FDA. Il était en cours d'essais cliniques de phase 3 (notamment le programme SYNCHRONIZE pour l'obésité/le surpoids et LIVERAGE pour la MASH/fibrose) afin d'évaluer son efficacité à long terme, sa sécurité et ses effets cardiovasculaires. Les effets secondaires courants sont similaires à ceux des traitements par agonistes du GLP-1 (troubles gastro-intestinaux, réactions au point d'injection, risques d'atteinte de la vésicule biliaire), l'activation des récepteurs du glucagon ajoutant des risques tels que des augmentations transitoires de la fréquence cardiaque ou la nécessité d'une surveillance de la glycémie. Les risques graves peuvent inclure une pancréatite, des troubles thyroïdiens ou des réactions d'hypersensibilité ; le survodutide est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de carcinome médullaire de la thyroïde ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2. Après son approbation, le survodutide ne doit être envisagé que dans le cadre d'essais cliniques ou sous stricte surveillance médicale, avec un suivi régulier de la fonction hépatique, de la glycémie, du profil lipidique et de la composition corporelle. Il est impératif de consulter un professionnel de santé pour connaître les dernières mises à jour des essais cliniques, les critères d'éligibilité ou les alternatives approuvées (telles que les traitements par agonistes du GLP-1 existants) afin de déterminer son adéquation en cas d'obésité, de MASH, etc.ou des affections métaboliques connexes dans le cadre d'un plan global comprenant l'alimentation, l'exercice et le mode de vie
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